Samedi 18 avril 2026 , 14h à 19h Parcours cinéastes : Rencontres et projections avec Daphné Mongibeaux, et Marie-Laure Désideri et et Christian Argentino : Quand le passé refait surface
14h à 16h
Si il vous plait madame, répondez-moi de Marie-Laure Désideri et et Christian Argentino ,52′
16h à 17h
Renés, de Daphné Mongibeaux,15′, 2021
17h à 19h Promesse d’un littoral en été de Daphné Mongibeaux, 24′, 2024, Captive film
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À la MACVAC
Maison du Combattant, de la Vie Associative et Citoyenne du 19e arrondissement.
20 rue Édouard Pailleron ,
75019 Paris
75019 Paris Métro Jaurés et Bolivar , Bus 75 et 26
Débat est animé par l’association Festival Apresvaran
Cette projection de notre 10 éme édition du Festival International documentaire sur la route de Jean Rouch Apres Varan, est en partenariat avec :
- La mairie 19
- La Macvac Maison du Combattant, de la Vie Associative et Citoyenne du 19e arrondissement
- L’association festival Apres Varan
- L’ association Apres Varan
- L’ association World Cultural Diversity

Résumé
Entre les deux guerres, la France recrute en masse des travailleuses polonaises, souvent très jeunes, pour venir travailler comme bonnes de ferme. Grâce à des archives exceptionnelles, conservées aux Archives départementales d’Indre-et-Loire à Tours par leur assistante sociale, Julie Duval (employée entre 1931 et 1934 au comité départemental d’aide et de protection des femmes immigrantes à Tours) ainsi qu’à des portraits photographiques de ces étrangères réalisés par Louis Clergeau, photographe de campagne originaire de Pontlevoy, le film se propose de raconter le destin de ces immigrées dans la campagne tourangelle et leur relation avec Julie Duval, elle-même engagée dans un âpre combat pour défendre leur cause.
Les correspondances et les photographies inédites donnent une dimension incarnée, humaine et touchante à ces parcours de femmes mêlant à la fois la petite et la grande histoire. Les réalisateurs prennent le parti de revenir sur les lieux où ces ouvrières ont été accueillies et d’y mettre en scène ces archives dans des décors actuels. S’il vous plaît madame, répondez-moi ! se propose de raconter ce pan d’histoire méconnu de l »immigration en campagne. Il s’agit ici d’une double discrimination qui nous touche : être femme et immigrée.
Bio de Marie-Laure Désideri
Diplômée en Lettres Modernes et en Recherche de l’Image et du Son, Marie-Laure Désidéri est d’abord chef monteuse sur des documentaires pour Arte et France Télévisions. Elle travaille aussi un temps avecdes productions indépendantes (BFC, Ethan, Phares et Balises, Acrobates Films, La Huit-Productions ouencore Catalyse). Marie-Laure est également formatrice en montage à l’Université de France Télévisionset au CFPJ et s’est occupée de traductions et adaptations d’italien en français pour le théâtre et latélévision, dont Canal + et Arte.
Après de nombreuses collaborations aux côtés de Christian Argentino (dont Éloge duvent, 2015, Giovanna Marini, la voix des invisibles, 2015 ou Pierre Barouh, l’art des rencontres, 2017), elle travaille à un projet de corréalisation avec lui sur S’il vous plaît Madame, répondez- moi !
Bio Christian Argentino
Après des études de cinéma (montage à l’École des Gobelins, diplôme d’Opérateur de Prises de Vues à l’INA, Diplôme d’Université d’Études et d’Animation Cinématographiques à l’université d’Aix-en-Provence), Christian Argentino a été assistant sur plusieurs films documentaires (de Philippe Grandrieux ou William Karel par exemple) et sur des films de fiction (de Maurice Pialat, Jacques Rozier, Manuel de Oliveira, Alain Tanner, René Allio, Raoul Ruiz ou de Philippe Faucon). Passé à la réalisation depuis plusieurs années, on peut compter parmi ses films : Georges Hyvernaud, deux ou trois choses qui comptent vraiment (2018), Pierre Barouh, L’art des rencontres (2017), Éloge du vent (2011) ou Sur les tréteaux du Sud (2011).

Promesse d’un littoral en été de Daphné Mongibeaux, 24′, 2024, Captive film





synopsis
Pendant six mois, Karamo, Sidy, Sékou, Mamadou Saliou alias Breton, Thierno et leurs camarades de foyers ont pris des cours de natation à Rennes. Ces jeunes mineurs non accompagnés (MNA) ont tous récemment traversé la Méditerranée ou sont « passés » par l’Atlantique dans des bateaux de fortune pour atteindre les côtes françaises. Après avoir été secourus en mer, ils sont arrivés seuls, traumatisés par l’eau, laissant derrière eux famille et proches.
Le projet « Aquarius », mené en 2023 par des étudiantes en Master 1 « Développement Intégration Sport et Culture » à l’Université de Rennes 2, vise à leur redonner confiance en faisant, in fine, de la mer une source de plaisir, un espace de renaissance.
A l’issue du programme de natation, un séjour à Marseille était organisé l’été dernier.
Le film raconte l’histoire houleuse de ce retour vers la mer.
Festival de l’Invisible à Montreuil (2025)
BIO
Née le 13 juin 1983, Daphné Mongibeaux s’est tournée vers le documentaire de création après avoir été journaliste dans la presse écrite pendant une dizaine d’années. À la suite d’une formation en réalisation aux Ateliers Varan et la création d’un premier film intitulé « Passage », elle réalise « Renés», un film documentaire centré sur l’idée d’« enfant de remplacement », l’avortement et le deuil avec comme point de départ le prénom « René » qui signifie « celui qui est né une seconde fois ». Elle continue d’explorer la question de la réparation à travers le film « Promesse d’un littoral en été ».
Daphné Mongibeaux est membre du collectif de réalisatrices Cinésphère et anime régulièrement des ateliers de réalisation documentaire auprès de différents publics ainsi que des ateliers d’écriture littéraire.
Image Daphné Mongibeaux
son: Claire-Anne Largeron
(302) Renés, de Daphné Mongibeaux – 6 ème édition Festival 2021 et 10 ème édition Festival 2026
Renés, de Daphné Mongibeaux,15′, 2021

Synopsis
| J’ai rencontré papi René’s et mamie Jo il y a vingt ans. C’étaient les grands-parents de mon ami François. Un jour, j’ai appris que le prénom René signifiait « celui qui est né une seconde fois ». C’était après que j’ai perdu mon premier enfant, à cinq mois de grossesse. Alors, j’ai eu envie de les revoir. |


Un mot de Guy LAVIGERIE sur Renés, de Daphné Mongibeaux :
Une modeste maison au bord d’une voie ferrée. Un vieux couple qui s’aime, Marie-Jo et René. Lui fait son jardin et bricole. Elle puise son amour dans une foi religieuse et supersticieuse. Le film nous fait entrer chez eux et pourtant nous ne pouvons affirmer qu’il nous mette en lien avec eux. Il ne repose pas sur la narration mais sur des images dont certaines sont d’une beauté insolite. Nous sommes plus proches de ces images que de ce qu’elles nous disent de Marie-Jo et de René.
Je reste un peu sur ma faim, pas très convaincu par la rencontre mais séduit parfois par la focalisation sur des objets de l’intime cadrés comme en peinture.
Un mot de Yen Levan sur Renés, de Daphné Mongibeaux :
Le cycle de la vie, immuable. Ici chargé de l’amour mue en tendresse pour l’Autre. Dans les bras de l’un de l’autre, la dignité, la lucidité dansent leurs corps et leurs paroles. Le regard de Daphné donne à sentir la résilience, une sobriété heureuse, l’humilité d’être, le temps de vivre et de partir avec le sourire. Papi René et mamie Jo m’émeuvent.
Un mot de Michelle Gales sur Renés, de Daphné Mongibeaux :
Une belle réflexion sur la vie en parlant du début et de la fin. Un film personnel avec un beau rapport humain entre le filmeur et les filmés.
Un mot de Mina Rad sur Renés, de Daphné Mongibeaux :
Renés, de Daphné Mongibeaux, est un film documentaire court, précis avec un vrai regard du cinéaste. La réalisatrice observe, écoute et regarde ses personnages. Derrière sa caméra et son micro, Daphné Mongibeaux suit son intuition et fait son film avec les personnages, dans la cuisine, dans les chambres et toujours avec un immense respect du personnage.
Daphné Mongibeaux est réalisatrice. Elle est aussi l’un des personnages du film en étant également interlocutrice. Renés est rythmé par un excellent rapport filmeur/filmé.
Renés, de Daphné Mongibeaux nous fait penser à ce que Fred Cueff, le formateur aux Ateliers Varan nous disait toujours à la fin de la formation : « Il faut mieux faire un film où les spectateurs ont envie de savoir plus à la fin du film que de faire un film long où les spectateurs s’ennuient à la fin. »
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