Une place au soleil , CLara Beaudoux, membre 2021,


Une place au soleil , CLara Beaudoux, 21’, 2020, Belgique

La bande d’annonce

Synopsis 

Au printemps 2020, la Belgique est confinée, comme le reste du monde, pour faire face au coronavirus. Clara Beaudoux observe le moment, inédit, depuis sa fenêtre. Par chance elle donne sur l’une des plus grandes places de la région bruxelloise, à la fois lieu de rencontres, zone de passages, plaine de jeux. Les jours défilent au hasard des micro-événements, des détails d’habitude invisibles, des travailleurs et des promeneurs, des images du dehors et des sons du dedans. Petit à petit, des personnages émergent du décor et racontent cette vue devenue unique horizon.

Bio

Clara Beaudoux est documentariste multimédia. Texte, image, son, vidéo, elle mélange les médias pour raconter le monde et expérimenter de nouveaux formats. Journaliste de formation, elle a travaillé une dizaine d’années à Radio France avant de se former à la réalisation documentaire aux Ateliers Varan à Paris. En 2015 elle lance le « Madeleine project », projet documentaire transmédia (5 saisons sur Twitter, 8 épisodes vidéos, deux livres, une exposition). Elle est installée et travaille à Bruxelles depuis début 2020.

Festival diffusion :

En compétition « Courts métrages européens » au Festival Premiers Plans d’Angers 2021

Lien

http://www.clarabeaudoux.net/

Les mots de Yen Levan sur le film :

Bijou d’humanité. Tout est là, tout est dit. Le hors champ crée l’osmose. Les saisons passent, les êtres passent. La mélodie de la vie nous berçe dans sa violence, sa douceur. Superbe travail, bien vu.

Les mots de Guy LAVIGERIE sur le film :

                                                           Un film tout en figures et en motifs extérieurs réalisés depuis une situation de confinement dans un appartement en Belgique. Car on devine sans difficulté qu’on n’est pas en France. Il y a une multiplicité d’images très belles, fenêtres, façades, figures humaines sur place publique (parfois accélérées sur le mode du « muet ») dans un jeu permanent d’alternance. Le plus souvent par grand soleil, d’où le titre à prendre au pied de la lettre (une place – publique – au soleil) et au figuré (chacun sa place au soleil).  Comme il se doit, la continuité filmique est assurée par le son, principalement tiré des appareils radiophoniques ou télévisés domestiques qui donnent les informations quotidiennes sur l’épidémie de Covid. Vient le moment où le son radiophonique est remplacé par celui d’une conversation téléphonique avec une vieille dame qui met en doute l’idée de réaliser un film sur le confinement, trouvant le projet « étriqué », et délivre des conseils à la réalisatrice ; c’est un moment léger par son incongruité sans conséquence. Mais tout dans le film est beau et léger à la fois. Par exemple la vue de ce camion de nettoyage qui dessine un immense coeur avec de l’eau, parce que la place est déjà propre, donne parfaitement le contexte du confinement où la population invente des signes de reconnaissance dans l’adversité. Cependant ce film n’a rien d’erratique, au contraire, il est parfaitement composé à partir de tout le matériau réuni. Un film unique qui révèle l’invisible communauté d’une situation extraordinaire de la vie ordinaire. 

Un mot de Michelle Gales : Une belle recherche cinématographique sur l’architecture, l’espace publique et l’interaction des gens entre eux et dans les lieux. Le son décalé donne une force qui met en valeur à la fois le son et l’image. Très beau traitement visuel sur la période de du Covid avec sensibilité et d’humour.


A propos de Coordination Festival AprèsVaran

Le Festival AprèsVaran est un rendez-vous annuel organisé depuis 2014 par les anciens stagiaires des Ateliers Varan. Le Bureau des Anciens Élèves regroupe 1500 élèves formés depuis plus de 30 ans à Paris et à l’étranger. -En 2014, pour sa première édition, le festival se voulait être un hommage au son. -En 2015, lors de sa deuxième édition, le festival s’est focalisé sur le parcours de réalisateurs confirmés comme Julie Bertuccelli, Mariana Otero et Marie-Pierre Brêtas. -En 2016, le festival traite de l'écriture dans le documentaire.

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