RESPIRE SOURIS VIS, de Yen LE VAN, 86’, membre 2021, France


RESPIRE SOURIS VIS, de

Yen LE VAN,86′, CHEZYEN Productions, 2021, France 

SYNOPSIS de RESPIRE SOURIS VIS

Version Française :

Ce film croise les perspectives d’un maitre zen, d’un scientifique et d’un financier. Ils parlent  d’amour, de guerre, de paix, de méditation mais aussi de responsabilité et de préservation de la planète. Loin d’être un film contemplatif, c’est une Histoire en mouvement, ancrée dans notre quotidien, notre devenir.

Version Anglaise :

This film crosses the perspectives of a Zen master, a scientist and a financier. They talk about love, war, peace, meditation, but also about responsibility and preservation of the planet. Far from being a contemplative film, it is History in motion, anchored in our daily life, our future.

Bio Yen Le Van

Elle vient du « Pays du million d’éléphants ». L’éléphant est dit-on un symbole de sagesse et de force. La famille quitte le Laos, s’envole vers la France, terre d’accueil.

Elle dessine, peint, sculpte le marbre de Carrare, poursuit des études d’anthropologie, voyage, rêve de faire des films à la « Koyaanisqatsi » de Godfrey Reggio.

Elle rencontre Georges Klotz, chef-monteur qui travaille avec John Berry réalisateur, exilé en France. Celui-ci est un ami proche d’Orson Welles. Georges Klotz, la forme au montage de films pendant plusieurs années. Gratitude!

En 2013, elle se forme au film documentaire aux Ateliers Varan.

Depuis une vingtaine d’années, elle a collaboré, monté une quarantaine de films dont « Home » (2009) de Yann Arthus-Bertrand, nominé aux César et Legacy (2021) du même réalisateur, diffusé à la COP 26.

Elle est également co-auteure de « Home » de Yann Arthus-Bertrand et de plusieurs autres documentaires TV.

Elle a été consultante au montage de « Je choisis de vivre » de Nans Thomassey et Damien Boyer. Un documentaire long-métrage sorti en salles (2019) qui invite à traverser avec douceur et sincérité l’épreuve de la perte d’un enfant.

Elle a écrit, réalisé, produit « Respire Souris Vis » son premier long-métrage documentaire. Il existe en deux versions, VF et VA.

Yen Le Van a fondé sa société de production ChezYen Productions.

Bio Version Anglaise

Yen Le Van, comes from the « Land of a million elephants ». The elephant is said to be a symbol of wisdom and strength.

The family left Laos and flew to France, the land of welcome.

She draws, paints, sculpts Carrara marble, studies anthropology, travels, dreams of making films like « Koyaanisqatsi » by Godfrey Reggio. She met Georges Klotz, chief editor who worked with director John Berry, a closed friend of Orson Welles. Georges trained her in film editing for a few years. Gratitude !… 

In 2013, she studied making documentaries at the Ateliers Varan.

For the last twenty years, she has collaborated and edited some forty films, including « Home » (2009) by Yann Arthus-Bertrand, nominated for a César award, and « Legacy » (2021) by the same director, which was shown at COP 26. 

She is co-author of « Home » by Yann Arthus-Bertrand and several other TV documentaries. 

She is a film editor consultant on the documentary « I choose to live » by Nans Thomassey and Damien Boyer. A feature-length documentary released in theaters (2019) that invites us to go through the ordeal of losing a child with gentleness and sincerity.

She wrote, directed, produced  » Respire Souris Vis  » (« Breathe Smile Live ») her first feature documentary. There is also an international version subtitled in english.

She created her own production company ChezYen Productions.

Yen Le Van

BIO et Filmo

Etudes d’Anthropologie.

Chef-monteuse de films dont certains sélectionnés /primés aux festivals :

« Home », “Legacy” de Y.A. Bertrand_COP 26

“Hair, Let the Sun Shine in” de P. Rapaport_IDFA

“L’enfance tue” de C. Passuello_FIPA

“Le Premier Homme” de J. Guiot, F. Fougéa

“Résistance” de F. Olivier, P. Bodet, C. Nick

“Kogis , Le Message des Derniers Hommes” E. Julien

“Des  Manchots et des Hommes” de L. Jacquet, J. Maison

« Djihad », “All  Night  Bodega” de F. Olivier_FIPA_ N.Y Latino Festival

Respire, Souris, Vis Film de Yen Le Van selon Guy Lavigerie :

L’entrée en matière se fait par un survol astronautique de la terre, suivi de la terre vue du ciel, d’un village zen en Périgord, d’une incursion à Londres, d’images d’archives de la Guerre du Vietnam sur lesquelles on entend « mes lèvres blanches sur tes belles lèvres noires ». Elle procède d’un tissage d’approches ponctuelles qui ne visent pas à l’explicitation mais à la contextualisation. A Londres, la question est posée à Laurent, un financier qui travaille chez lui, de dire pourquoi il médite. A Rome, c’est une conférence de « mindfullness » où il est question de conscience émergente. C’est aux Pays-Bas l’école de Leusden où la réalisatrice filme une séance avec de jeunes enfants qui se plongent en souplesse dans la conscience de soi dans le moment présent.

Vient la question centrale : l’histoire se répète ; sommes-nous capables d’en écrire une autre ? En faveur de la paix ? La Paix ? Et quel lien peut-il bien y avoir entre la méditation individuelle et la paix universelle ? La figure de Thich Nhât Hanh est, dans le film, le sujet conducteur du thème de la méditation – méditation en pleine conscience comme on dit désormais pour la distinguer du religieux. Car Thich Nhât Hanh, né en 1926 au Vietnam, devenu moine boudhiste, a connu la fameuse guerre du même nom.
On le revoit aux côtés de Martin Luther King. Exilé en France, il a fondé en Dordogne le village des Pruniers qui accueille de très nombreux pratiquants de la méditation en pleine conscience.

Les images tournées par Yen Le Van au village des Pruniers montrent une séance de yoga en salle aussi bien qu’un groupe de marcheurs « conscients » en pleine nature. La particularité du film est de croiser, au point de les tisser, des séquences socio-historiques et politiques des années 1970, en Suède, aux Etats-Unis avec le Student Action Coordinating Commitee (SACC) ou avec Daniel Ellsberg qu’on qualifierait aujourd’hui de « lanceur d’alerte », lui qui fut à l’origine des « Pentagon papers ». Soit une manière de situer le développement de la méditation en pleine conscience dans un large cadre politique.

De retour à soi avec Thich Nhât Hanh, c’est le « mal-être » qui est nommé comme noble vérité. On revient à Laurent le financier, qui n’a pas encore répondu à la question de savoir pourquoi il médite. Consciente de la difficulté, la réalisatrice, en off, interroge le phénomène de la « pleine conscience » : est-ce une mode ou un mouvement de fond ? Et peut-on concilier les affaires, la finance et l’éthique de vie ? Pas de réponse à cela. D’autant, on s’en rend compte, que la population qui tend vers cette pratique n’est pas issue de ce qu’on appelle les milieux populaires. « Est-on dans la dictature du bien-être? » s’interroge-t- elle encore ; « peut-être, peut-être pas. » Mais il est possible d’affirmer, comme le fait cette autre femme qui enseigne le yoga et dont la beauté tient à sa sérénité autant qu’à ses traits, que « c’est le souffle qui porte l’homme ».

Voici maintenant une nouvelle contextualisation avec le pôle neurosciences de l’Université de Strasbourg dont la recherche vise un fonctionnement unifié de l’esprit et du corps. Les étudiants pratiquent, entre autres, la marche consciente. Le film opère un recoupement avec le village des Pruniers où Thich Nhât Hanh, calme et empathique, invite une assemblée d’invidus à « voir les pensées être juste des pensées ». Plan par plan, une touche après l’autre. Quand soudain les images des enfants de l’école de Leusden aux Pays-Bas sont comme une plage de lumière sur de vivants visages paisibles concentrés, qui jouent à être « aussi tranquilles qu’une souris »… ou la méditation avec Grégoire la grenouille. Et ce sont probablement les plus belles images de ce film, les plus étonnantes.

Ecrit comme à l’intention des croyants et des incroyants de la « pleine conscience », le film n’est pas une narration, ne fait pas narration. Il expose à distance.

Respire, Souris, Vis Film de Yen Le Van selon Souad Kettani : De visages en paysages, ce documentaire explore la voie de la méditation en pleine conscience où se réinvente le rapport avec soi-même et avec le monde. Filmés avec une grande attention et une grande douceur, les adeptes de cette pratique exposent de quelle manière celle-ci les invite à s’ouvrir à leurs propres sensations, à se concentrer sur le présent, à se détacher de leurs pensées douloureuses et destructrices, à mieux s’accorder avec ce qui les entoure. Un commentaire vient appuyer ces témoignages et nous aider à cheminer de l’un à l’autre en apportant quelques précisions sur les personnages et sur leur lien avec la méditation. Que l’on soit déjà fervent convaincu ou au contraire un peu réservé et distant par rapport à ce genre de posture et de discours, on ressort de ce film étrangement apaisé et charmé par des images et un rythme envoûtants qui traduisent cette recherche d’un calme intérieur. 

Respire, Souris, Vis Film de Yen Le Van selon Michelle Gales : Respire Souris Vis est un film beau et pédagogique qui présente le mouvement et l’enseignement de Thich Nhat Hanh. À travers les archives et les conférences avec des allers-retours dans le temps et dans plusieurs pays, le film raconte le chemin de cette figure spirituel, son rayonnement et son influence pour faire reconnaitre la connexion entre les mouvements pour la paix, pour la liberté de la presse, le respect pour l’environnement et la recherche d’une ”vie bonne”.


A propos de Coordination Festival AprèsVaran

Le Festival AprèsVaran est un rendez-vous annuel organisé depuis 2014 par les anciens stagiaires des Ateliers Varan. Le Bureau des Anciens Élèves regroupe 1500 élèves formés depuis plus de 30 ans à Paris et à l’étranger. -En 2014, pour sa première édition, le festival se voulait être un hommage au son. -En 2015, lors de sa deuxième édition, le festival s’est focalisé sur le parcours de réalisateurs confirmés comme Julie Bertuccelli, Mariana Otero et Marie-Pierre Brêtas. -En 2016, le festival traite de l'écriture dans le documentaire.

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