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« Ghora, en attendant la déesse » d’Alessandro Cartosio et d’Irene Majo Garigliano


Alessandro Cartosio - Photo réalisateurProjection le samedi 26 avril à 17h

Alessandro Cartosio a etudié le cinéma à l’Université de Rome. Il travaille comme directeur de la photographie entre la France et l’Italie. Actuellement il développe un projet de film documentaire en Thailande.

Le film a été co-réalisé par Irene Majo Garigliano, docteur en anthropologie. Elle a appris l’hindi pendant ses études en Assam et son travail sur le temple Kamakhya est supervisé par l’Université de Rome “La Sapienza”, Université Paris X et l’EHESS.

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Le films a été monté par Anna Fuga (Varan 2012).

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Comme chaque année en août, la fête connue comme Deodhani Dance a lieu pendant trois jours au Temple de Kamakhya. Vingt-et-un hommes sont possédés par différentes divinités Hindoues et dansent au son des duls (grands tambours assamais). Quels sont les sentiments de Shiva Nath Das et Deviram Das en attendant le moment où la Déesse les possédera ?

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Q- Parlons de la genèse de ce projet et ce film :

J’aime depuis toujours découvrir et raconter des histoires qui sont éloignées de mon milieu. J’ai donc décidé de faire ce film lorsque j’ai recontré Irene Majo Garigliano, anthropologue à l’EHESS. Elle m’a parlé de ses études sur l’Inde et du temple de Kamakhya, et l’histoire de la possession des Ghoras m’a tout de suite fasciné. Nous avons décidé de produire le projet grâce au crowdfunding et l’été 2013 nous sommes enfin partis en Inde pour le tournage.

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Q- Comment as tu rencontré des personnages ?

Je ne connaissais pas les personnes que j’allais filmer à Kamakhya. Je les ai rencontrées une fois en Inde et j’ai essayé tout de suite de créer un contact avec eux, même si je ne parlais pas leur langue, le dialecte assamees. Mais je crois qu’ils ont compris mon intérêt sincère pour ce que j’étais en train de filmer et ils se sont montrés toujours disponibles à être filmés.

Vingt-et-un hommes sont possédés par différentes divinités Hindoues et dansent au son des duls (grands tambours assamais).

Vingt-et-un hommes sont
possédés par différentes divinités Hindoues et dansent au son des duls
(grands tambours assamais).

Q- Le rapport filmeur-filmé semble être important dans ce film. Tu es bien accepté dans ses leiux de prières. Comment tu l’as construit ce rapport filmeur filmé ?

Pour construire un bon rapport filmeur-filmé, à mon avis, il faut faire comprendre à ton sujet la raison pour laquelle tu le filmes. Il faut être très attentif pendant le tournage et ne jamais dépasser une certaine ligne. J’ai essayé de rester toujours discret avec la caméra. Et dès que j’obtenais la confiance de mon sujet, je suis parvenu à le filmer de très près et même pendant la prière. C’est à ce moment-là que je comprenais que mon sujet était « rentré » dans mon film. Il est important éthiquement que le sujet soit toujours conscient d’être filmé. Le rôle anthropologique d’Irene a été bien sûr fondamental pour construire une relation avec le sujet filmé. Elle connaît ces personnages depuis des années.

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Q – Parlons du choix des lieux de tournage . Comment as tu choisi ses lieux tu as filmé ?

Kamakhya est un village dans la forêt avec des lieux très variés. J’ai filmé beaucoup le temple mais j’avais envie de filmer aussi dans le maison des Ghoras (et dans le Thapona) pour être vraiment proche d’eux. Le film a pour objectif de raconter l’attente de la possession, on avait vraiment envie d’être à coté des Ghoras pour faire un récit intime et pour leur donner la parole. C’est pour cette raison qu’il fallait arriver à filmer chez eux.

“Ghora, en attendant la déesse” d’Alessandro Cartosio

“Ghora, en attendant la déesse” d’Alessandro Cartosio


A propos Mina

Mina Rad est une réalisatrice documentaire. Elle a réalisé les film "Tienda Esquipulas" et "Pour moi le soleil ne se couche jamais". Par ailleurs, elle a travaillé comme reporter culturel pendant plus de 20 ans.

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